Après le scandale de la grippe A... Le vaccin contre le cancer du col de l'utérus

Publié le par ExploraNature

LogoCamenCela fait plusieurs fois que ma fille, 14 ans (bientôt 15) me saoule avec des "Je veux aller me faire vacciner contre le cancer du col de l'utérus". Devant ma tête qui fait "non" toute seule, elle m'assène des : "Tu comprends rien, toutes mes copines l'ont fait (?), leur mère les écoute au moins" et des "C'est mon corps, c'est ma vie..."
Et bien NON, JE (ah la toute puissance maternelle) ne veux pas que tu te fasses vacciner. D'accord pour la rougeole, d'accord pour les oreillons, d'accord pour toutes les maladies mortelles ou invalidantes mais définitivement NON pour tout ce qui concerne : la grippe A (j'ai bien fait) et maintenant le cancer du col de l'utérus...

Adjuvants dangereux, aluminium... Comme je n'aime pas être prise pour "un veau" comme dirait le Général de Gaulle, je préfère faire ma petite enquête AVANT que pleurer APRES...

Allez, petit résumé des faits :

Entre 2006 et 2008, la firme Merck reçoit toute une série de distinctions prestigieuses pour son innovation médicale : Gardasil®. Son vaccin «contre le cancer du col de l’utérus» est élu marque de l’année («Brand of the year») en 2007 par le magazine «Pharmaceutical Executive» et il rafle avec son fabricant cinq PhAME Awards (Prix distinguant chaque année depuis 1999 les meilleures performances marketing et communication dans le secteur de l’industrie pharmaceutique (c'est imporant ça, la communication).

Éloges et compliments pleuvent et auréolent le fabricant dont la prouesse accomplie se résuma ainsi dans un article de Pharma Executive signé par Beth Herskovits : «avoir réussi à créer un marché à partir de rien»... Tout est dit.

Pour un marché du siècle, c’en est un : vraiment très lucratif. L’industrie pharmaceutique a réussi a transformer un cancer, qui reste rare et diminue d’année en année dans les pays occidentaux grâce à la pratique du frottis cervico-utérin (FCU), en cause de santé publique se targuant du premier vaccin «anti-cancer» au prix faramineux (environ 130 euros la dose, trois injections sont préconisées*) contre le «deuxième cancer le plus meurtrier pour la femme au monde» : c’est tout à fait vrai effectivement sur le plan mondial, mais la mortalité concerne à 80%  les femmes des pays en développement (où le vaccin n’est pas distribué...), et dont l’efficacité est «proche des 100%» : 98% exactement, mais seulement contre deux HPV (papillomavirus) à haut risque, les 16 et 18 (responsables de 70% des can-cers du col utérin).

Et sur quoi se base-t'elle cette campagne ? Sur notre culpabilité de mère (oui, vilaine... tu ne penses pas à la santé de ta fille et son avenir, hein ? tu n'as pas honte, égoïste maman qui ne « se préoccupe pas de l'avenir de sa fille » c'est dit dans la pub)... Arghhh ça  ça m'éneve !

Le cancer du col de l’utérus est donc devenu un enjeu de santé publique dans les pays occidentaux et la vaccination s’est trouvée très rapidement remboursée par l’Assurance maladie : dès juillet 2007 à hauteur de 65% en France (pour les jeunes filles de 14 ans et les femmes vierges de moins de 23 ans).

Pourtant, l’Institut de veille sanitaire note en préambule de son actualisation des données épidémiologiques du cancer du col de l’utérus réalisée en 2008 que «dans les pays industrialisés, l’amélioration des conditions d’hygiène et de vie, ainsi que l’apparition il y a une cinquantaine d’années d’un test de dépistage (le frottis cervico-utérin), ont permis de faire chuter l’incidence et la mortalité de ce cancer». Et d’ajouter : «candidat idéal au dépistage par son évolution lente (plus de vingt ans, selon la Haute autorité de santé, HAS) et l’existence de nombreuses lésions précancéreuses curables, il s’agit d’un cancer pouvant potentiellement devenir, en France, une maladie rare».

Non, vous n'avez pas rêvé vous avez bien lu : une «maladie rare»... Alors pouquoi en fait-on un enjeu de santé publique ? Le cancer du col de l’utérus est le dixième cancer chez la femme par sa fréquence (3 068 cas estimés pour l’année 2005) et le quinzième cancer le plus meurtrier avec 1 067 cas estimés en 2005, selon la HAS, qui vient d’émettre de nouvelles recommandations en matière de dépistage. Nous y reviendrons. L'état des lieux baisse avec cette évaluation de l'Institut National du Cancer d'un nombre de nouveaux cas de cancer invasif du col estimé à 2 820 pour l’année 2010 et un nombre de décès est estimé à 940.

Pourquoi ne pas dépenser de l'argent à la prévention et inciter les femmes à pratiquer un frottis ? Mais ma bonne dame, ça ne rapporte rien, ça !

Alors comme le dit si bien Stéphane Hessel dans son merveilleux petit livre (3 euros) "Résistez, indignez-vous" et que l'on arrête de nous prendre pour des moutons.

Sources : Enquête de santé

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Publié dans Pas contente du tout !

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C
<br /> Encore une fois d'accord ! Moi par contre je suis pas vraiment une mordue de vaccins. Mes enfants ont juste la polio et le tétanos c'est à dire la base ! Pour le reste c'est NON, NON et re-NON ! Ma<br /> pédiatre qui est homéopathe fait les vaccins 1 par 1 (car en belgique c'est 9 vaccins injecté en 1 dose...hum!) donc c'est pour cela que mes enfants n'ont eu que ces 2 là. Je ne ferai rien d'autre<br /> à mes enfants et après avoir lu plusieurs articles sur les vaccins, non seulement les produits tel l'aluminim sont dangereux mais aussi leur efficacité reste à prouver pour certains ! D'autant plus<br /> que des études scientifiques ont prouvé que la résistance immunitaire chez des enfants vaccinés n'est pas plus élevée que chez des enfants moins ou peu vaccinés.... Je reste donc moi aussi très<br /> perplexe sur cette question qui n'est ni plus ni moins qu'une affaire de "business" encore une fois...<br /> <br /> <br />
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